Savoir gérer son stress et ses émotions

Dans toutes les disciplines, les athlètes sont constamment sous pression, qu’elle provienne de l’entraineur, des parents, des coéquipiers ou de soi-même en raison de ses propres attentes. 

Il est facile, dans ces conditions de stress, de « figer » ou de « craquer », autrement dit, de ne pas livrer l’ampleur de son potentiel. Pourtant, certains athlètes, confrontés aux mêmes situations, réussissent brillamment malgré la pression.

Pour être en mesure de montrer pleinement ton potentiel, tu dois savoir gérer efficacement ton stress. Voici quelques stratégies pour y arriver.

 

Le stress : bon ou mauvais?

Le stress est nécessaire avant une compétition puisqu’il permet au corps de s’activer : les fréquences cardiaque et respiratoire augmentent, le système digestif ralentit et le passage du glucose dans le sang est accéléré pour fournir de l’énergie aux muscles.

Il est important de comprendre que le stress peut être vécu à différent niveaux. Selon la capacité de l’athlète à bien le contrôler, il peut être soit un facteur diminuant les capacités, soit un véritable propulseur, poussant l’athlète à aller chercher le maximum de son potentiel.

Cette performance s’atteint lorsque le sportif se situe dans la zone de stress optimale. Un athlète ne vivant aucun stress se voit trop détendu et risque de ne pas utiliser toutes ses ressources pour atteindre ses objectifs. À l’inverse, un athlète qui ne supporte pas bien la pression a tendance à perdre le contrôle.

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Référence: IZOF. Le stress dans le sport, Internet, http://tpesportsvt.e-monsite.com/pages/troisieme-partie.html

Évaluer son niveau de stress

Bien que les signes associés au stress peuvent différer pour chacun, certaines caractéristiques plus fréquentes permettent de différencier un stress vécu positivement ou négativement.

Le stress positif (le « bon » stress)

Il se définit comme étant le degré d’activation optimal du corps en fonction de la situation.bon stress vrai

Le mauvais stress

Lorsque le stress est vécu trop intensément ou de façon prolongée (par de longues périodes d’entrainements, des compétitions multiples), les ressources énergétiques de l’organisme s’épuisent et le taux de glucose dans le sang chute. En conséquence, le niveau d’énergie est faible et le rendement musculaire, diminué. C’est pourquoi il est important de ne pas être anxieux trop longtemps avant une compétition. TABLEAU MAUVAIS STRESS VRAU

Avec ces tableaux, tu es en mesure d’évaluer ton niveau de stress. La venue de ta compétition te rend trop nerveux et tu penses vivre un mauvais stress?

Pour éviter ses effets sur la performance, l’athlète doit mettre en place des stratégies visant à diminuer son anxiété et à atteindre la zone de stress optimale.

Comment réduire son stress?

  • Mettre en place une routine

« Moi, ce qui m’aidait à demeurer calme, c’était d’avoir ma routine. Par exemple, le matin de la course, j’identifiais à quelle heure j’allais être à peu près à tel endroit. […] Ça m’aidait de m’asseoir et de me dire : « Bon je vais me lever à telle heure, je vais manger tel aliment, je vais prendre tel autobus à telle heure, puis entrer dans l’eau…  » Ça me permettait de penser seulement à l’étape suivante et de ne pas penser à tout le processus et à la course trop longtemps à l’avance. »

– Audrey Lacroix, nageuse olympique québécoise.

Te fixer des repères permet de te sentir en contrôle, de te rassurer et d’envisager progressivement la compétition. Tu peux voir la compétition en plusieurs petits segments et ainsi avoir le sentiment d’être un peu plus proche de ton objectif à chaque étape franchie, aussi petite soit-elle. Cette méthode empêche de percevoir la compétition comme une seule grosse épreuve insurmontable.

  • Se concentrer

Se détacher complétement de l’environnement et se centrer sur soi-même permet de diriger son attention dans une seule direction. Chaque athlète a son propre moyen facilitant la concentration : s’isoler, écouter de la musique, se fermer les yeux, se remémorer un événement glorieux, se répéter mentalement la technique ou le mouvement effectué, etc.

exercice concentre

  • Exercices de respiration ou de relaxation

Cet exercice amène le sportif à chasser toute pensée contraignante par la prise de conscience de la respiration.

 

La gestion des émotions

Mis à part le stress, l’athlète peut vivre d’autres émotions pouvant le perturber dans sa préparation à la compétition. Par exemple, il peut ressentir la frustration de ne pas être au niveau souhaité, la peur de se blesser, le doute en ses capacités, l’agressivité envers un rival, la peur de décevoir ou la jalousie de l’attention portée aux coéquipiers par l’entraineur.

Lorsque tu te laisses envahir par tes émotions, tu ne peux plus avancer ni passer à autre chose. La moindre difficulté devient alors une énorme montagne. D’autant plus qu’être proche de ses émotions nécessite beaucoup d’énergie, cette énergie pourrait être utilisée à la place dans l’effort en tant que tel.

Les grandes étapes du contrôle de ses émotions

LE VRAI DE VRAI SCHEMA

Exemple d’un raisonnement gagnant :

« Je suis frustré. Je vis de la frustration parce que mon entraineur ne me laisse pas participer à l’épreuve de mon choix. Est-ce que ma frustration va améliorer ma situation? Comment pourrais-je utiliser cette énergie pour agir au lieu de subir? Que vais-je faire pour améliorer ma situation? Je vais discuter avec mon entraineur pour faire valoir mon point de vue. »

Il faut accepter qu’il y aura toujours des hauts et des bas. Les sentiments négatifs ne régleront point la situation et ne feront que dévier ton attention de ton objectif.

Se confier à son entraineur, à un proche ou encore à un psychologue sportif

Tandis que certains peuvent gérer leurs émotions seuls, d’autres préfèrent obtenir un soutien externe. Se confier à une personne de confiance, comme son entraineur, peut aider l’athlète à faire passer la tempête d’émotions dans laquelle il se trouve prisonnier.

Pour obtenir des conseils sur la façon d’aborder des situations avec son entraineur, voir l’article sur les relations.

 


BIBLIOGRAPHIE

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SYER, John. Le mental pour gagner, Paris, Éditions Robert Laffont, 1988, (Sport pour tous), 207 p.

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